Le Pur-sang
Sélectionné pour ses aptitudes à la vitesse, le Pur-sang domine les courses depuis la création de la race à partir de chevaux orientaux et de juments anglaises, au début du XVIIIe siècle, où trois étalons d'origine orientale, marquent les futures lignées : Bierley turk, Darley arabian et Godolphin arabian. Ainsi, tous les Pur-sang sont des descendants des trois chefs de race : Matchem, Hérode, Eclipse, eux mêmes issus des trois précédents vers la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
L'Arabe
L'Arabe est une des plus anciennes races qui soit; son aire d'origine, controversée, est néanmoins orientale. Produit de la rude civilisation du désert, le cheval Arabe fut déjà remarqué par Salomon et par les pharaons. Mahomet en fit un des éléments de sa conquête. Utilisé par toutes les tribus nomades du Proche et du Moyen-orient, il a été introduit en France dès le VIIIe siècle (bataille de Poitiers) et pendant les croisades.
L'Anglo-arabe
L'Anglo-arabe est issu de croisements entre le Pur-sang et l'Arabe, pratiqués officiellement à partir de la moitié du XIXe siècle dans le Limousin et le Sud-ouest, auxquels s'est ajouté l'apport d'une jumenterie autochtone également issue du Pur-sang et de l'Arabe. Son type est donc intermédiaire entre les deux races, l'Arabe apportant en plus de ses qualités de beauté et d'élégance, ses qualités de tenue, de résistance, de légèreté dans les allures, et une aptitude ancestrale à la selle et à porter le poids du cavalier, le Pur-sang quant à lui, apportant, outre sa taille, toute la puissance de sa sélection orientée sur la vitesse. L'Anglo-arabe est, avec le Selle français, l'une des deux grandes races de chevaux de selle d'origine française.
Le trotteur Français
Le Trotteur français est un cheval sélectionné depuis le milieu du XIXe siècle, époque des premières courses au trot en France (Cherbourg, 1836). Il est issu de croisements de la jumenterie normande avec des étalons dePur-sang et, surtout, de trotteurs Norfolk venant de Grande-Bretagne (avec quelques infusions de sang de trotteurs américains).
Le selle Français
Le Selle Français qui évolue avec succès sur la scène sportive internationale est le fruit d'une longue sélection qui a connu, au cours du XXème siècle, deux grandes mutations.
La première, en 1914, avec la création de l'appellation demi-sang, consacrait le croisement d'étalons pur-sang avec la jumenterie autochtone, constituée du rameau carrossier et de juments militaires. Trois berceaux de race voyaient le jour : le demi-sang normand (autour de Caen), le demi-sang vendéen (autour de La Roche sur Yon) et le demi-sang du Centre (autour de Cluny).
Le Camargue
Le Camargue fait partie des plus anciennes races du monde, d'origine tellement lointaine que celle-ci demeure encore entourée de mystères : d'origine arabe, barbe, asiatique ou celte, descendant du cheval de Prewjalsky, le Camargue présenterait plutôt de nettes similitudes avec le cheval de Solutré. Le Camargue aurait suivi le retrait de cette mer qui envahissait le mâconnais et le transformait en vaste pays marécageux, milieu identique à celui de l'actuel delta du Rhône. Déjà connu des maritimes Phéniciens, son élevage fut encouragé par Jules César. Puis il s'est développé autour d'Arles, et on le retrouve comme monture des camisards protestants des Cévennes.
Le cheval de Merens
Originaire de la haute vallée de l'Ariège, dans les Pyrénées, le cheval de Mérens présente une étonnante convergence morphologique avec les chevaux magdaléniens (13 000 ans) représentés dans la grotte de Niaux. Peut-être ces derniers sont-ils les prestigieux ancêtres du cheval actuels ?
Le cheval de Castillon
Egalement appelé « cheval de Biros » ou « Saint-gironnais », le Cheval castillonnais, issu de hardes sauvages très anciennes, dont les grottes ariégeoises recèlent certaines représentations rupestres, a été, au cours des âges, imprégné de sang oriental et surtout ibérique, ce qui se lit encore de nos jours dans son expression si particulière.
Appaloosa
Le cheval Appaloosa est une race dont l'appellation date de 1938. Il est issu des quelques deux cents chevaux survivants de la tribu des indiens Nez-Percés. Le cheval Appaloosa doit avoir au moins un parent appaloosa régulier, le deuxième parent pouvant être ou un Quarter Horse ou un pur-sang anglais inscrit au Jockey Club ou un pur-sang arabe inscrit à l'Arabian Horse Association. Reconnu en France depuis 1997, le cheval Appaloosa, parallèlement à son certificat d'origine américain, possède un livret SIRE du registre français de l'Appaloosa.
Le Barbe
Déjà appelé cheval de Barbarie par les auteurs Romains il y a plus de 2000 ans, le Barbe a toujours été élevé par les tribus nomades (de la Lybie au Maroc en passant par la Tunisie et l'Algérie) et depuis longtemps en France. Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, il quitta très tôt les pays du berceau de race pour rayonner en Italie, Espagne et France sous la selle de guerriers mal connus donc désignés sous le nom de barbares qui fut aussi attribué aux chevaux Barbes. Mariée aux chevaux arabes à l'arrivée des tribus arabes venues de l'Est apportant l'islam au mahgreb, la race barbe a un frère, l'arabe-barbe, cheval plus sportif qui partage son nom et ses registres généalogiques, possédant comme elle un mental exceptionnel, calme et explosif à la fois. Son énergie devenue légendaire est toujours très simple à canaliser.
Le Lipizzan
Le Lipizzan a été créé il y a plus de quatre siècles par la cour impériale d'Autriche. Son nom vient de “Lipizza”, petit village situé actuellement en Slovénie où fut créé, en 1580, le premier haras qui devait fournir les chevaux à la prestigieuse Ecole Espagnole de Vienne. Le Lipizzan est issu du croisement de chevaux espagnols, italiens et arabes. Six lignées d'étalons et 18 familles de juments, sélectionnées aux 18 ème siècle, constituent la base de l'élevage Lipizzan.
Le Lusitanien
Le pur sang lusitanien est considéré comme le plus ancien cheval de selle du monde. Le cheval ibère fut considéré pendant des siècles comme la race de prédilection pour la guerre, la parade, la Haute Ecole et la tauromachie. Il a fortement marqué l'équitation, l'art et la littérature mondiale ainsi que le fond génétique de très nombreuses races équines - le Frison, le Connemara, le Holstein, le Oldenbourg, le Lippizan, le Kladruber, le Cleveland Bay et les lignées femelles de pur sang anglais. Cheval au sang chaud comme le pur sang et l'arabe, le Lusitanien est le produit d'une longue sélection.
Le Quatrer Horse
Le Quarter Horse fut la première race de chevaux développée aux USA. La race est originaire de l'époque coloniale en Caroline et Virginie. A cette époque, il y a 300 ans, les planteurs de tabac et de coton organisaient dans les rues des villages et sur les chemins des plantations des courses qui dépassaient rarement 440 yards (400 mètres). Ces chevaux furent appelés initialement Quarter Miller ou Quarter Running Horse d'où leur nom actuel de "Quarter Horse". L'origine de ces Quarter Running Horse vient des chevaux Arabes, Barbes et Turcs amenés en Amérique du Nord par les espagnols. Les étalons sélectionnés furent croisés avec des juments qui venaient d'Angleterre en 1611.
Le Shagya
C'est en Hongrie, au Haras de Babolna, créé en 1789, que débuta, sur la décision de la couronne d'Autriche Hongrie, un programme de sélection visant à obtenir un cheval arabe de forte constitution, destiné à la remonte des armées de l'Empire. Un noyau de départ fut constitué de juments autochtones à forte proportion de sang arabe issu des invasions turques des XVI ème et XVIIIème siècles.
Le Trakehner
La race Trakehner est connue comme étant la plus ancienne race de chevaux de selle d'Allemagne. Le Haras National de Trakehnen, établissement leader dans la province de la Prusse Orientale, ancien berceau de la race, a été fondé en 1732. Le cheval est issu du croisement continu avec les performers Arabes et Pur Sang sur la base d'une race autochtone reconnue pour sa solidité.
Le cheval Islandais
Le cheval Islandais est élevé en race pure depuis plus de mille ans, les frontières de l'Islande ayant été fermées à toute importation de chevaux en l'an 930. Il est principalement issu du croisement de chevaux d'origine nordique, probablement apparentés au Fjord actuel et au Tarpan, avec des poneys des îles britanniques rapportés en butin par les Vikings. Ainsi isolée de longue date, ce qui est un cas très rare, la race a conservé le tölt et l'amble, allures habituelles sur le continent européen jusqu'à la Renaissance.